POISSON D'AVRIL

Publié le par Mimosa

POISSON D'AVRIL 1Nous sommes le 1er avril 2010.

 Le 1er avril est traditionnellement synonyme de farce. Mais quelle est l'origine de cette tradition rigolote?

L'instigateur invonlontaire aurait été Charles IX :

En 1564, le roi Charles IX a décidé que l'année ne commencerait plus le 1er avril mais le 1er janvier. Cette modification a donc changé la date des échanges de cadeaux de la nouvelle année. Certains résistants ont persisté à offrir des présents en avril.Avec le temps, les petits cadeaux d'avril se sont transformés en cadeaux pour rire, en blagues, puis en stratagèmes pour piéger les autres.

Pourquoi le choix du "poisson" :

 
Si les farces sont désormais connues sous le nom de "poisson d'avril", cela remonte là encore à ce cher 16ème siècle. Les cadeaux que l'on s'offrait en avril étaient souvent alimentaires. Cette date étant à la fin du carême, période durant laquelle la consommation de viande est interdite chez les chrétiens, le poisson était le présent le plus fréquent. Lorsque les blagues se développèrent, l'un des pièges les plus courants était l'offrande de faux poissons.

Et dans les autres pays...

 
La tradition de la blague du 1er avril, au départ occidentale, s'est peu à peu diffusée. Elle s'exprime de différentes manières en fonction des pays. En Angleterre, par exemple, le 1er avril est l' "April's fool day". Les farces ne se font que le matin et si vous êtes piégé, vous êtes "une nouille". En Ecosse, soyez deux fois plus vigilant qu'en France car les farceurs peuvent également sévir le 2 avril. Au Mexique, l'unique tour consiste à subtiliser le bien d'un ami. La victime aura en échange des bonbons et un petit mot lui indiquant qu'il s'est fait avoir. Il existe même une version indienne du poisson d'avril : elle a lieu le 31 mars et se nomme la fête d'"Huli ".

(sources : LINTERNAUTE Insolite et Wikipedia)

 


Il faut remarquer que nous avons quitté le signe zodiacal des Poissons qui est le dernier signe de l'hiver.

POISSON D'AVRIL 6

D'ailleurs, les poissons aussi ont leurs facéties. 

 

Ce que nous sommes en train d'oublier, c'est que le 1er Avril a été longtemps la fête de l'amitié et de l'amour pendant une grande partie du XXème siècle (qui n'est pourtant pas si loin).

Voici de charmantes cartes surannées que l'on échangeait.

 

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Jolie poissonnière, n'est-ce pas ?

Et puis il y a de quoi faire une super bouillabaisse d'amité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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A mon avis, cette poissonnière lunaire (lunatique?) avant d'offrir le poisson, a du planter un lapin au monsieur ...

 

 

 

 

 

 

 

Et celle de la sardine qui a bouché le vieux-port de Marseille, vous connaissez?

Non? Bande d'incultes!

 

Voici une photo d'époque ... Vous remarquerez le pont transbordeur entre les forts St Jean et St Nicolas, pont qui a été détruit lors de la dernière guerre.

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Ce dessin est plus moderne, mais il est rigolo.

Mais est-ce que vous connaissez l'origine de cette galéjade?

 

Je vais vous la raconter.

 

 

 

 

 

 

L'histoire de la sardine


 

Paul François Jean Nicolas vicomte de Barras, né à Fox-Amphoux dans le Var le 30 juin 1755, raconte l’histoire dans ses mémoires.

Vicomte-de-BARRAS.jpgMonsieur le Vicomte


Engagé comme cadet dans le régiment du Languedoc dès l'âge de 16 ans, en juin 1776, il est aux Indes en tant qu'officier du régiment de Pondichéry, un régiment d'infanterie de Marine.

Capturé par les Anglais en 1778, et libéré, en vertu d'un accord d'échanges de prisonniers, il fut rapatrié sur une frégate de la Marine de Louis XVI. 

Le navire sur lequel il embarqua se nommait Le Sartine. Il portait le nom d'Antoine Raymond Juan Gualbert Gabriel de Sartine, comte d’Alby, qui fut de 1774 à 1780, Secrétaire d'État à la Marine. Le Sartine était une frégate marchande construite en 1775, transformée en vaisseau de guerre.

Antoine de SartineAntoine de Sartine

 

Pour le garantir de toute attaque des navires britanniques, le vaisseau devait naviguer sous un "pavillon de trêve" encore appelé "pavillon parlementaire" destiné à assurer l’inviolabilité des navires qui transportaient des prisonniers. Ce pavillon était composé d’un grand pavillon de poupe de couleur blanche doublé du pavillon de l’ennemi, plus petit et plus bas.
Le Sartine aurait donc dû, pour naviguer sans risque, arborer un pavillon blanc doublé d’un pavillon anglais plus petit et plus bas.

 

Selon les mémoires de Paul de Barras : "Les pavillons de trêve arborés, nous fîmes voile pour le cap de Bonne-Espérance : on y prit des vivres et l’on s’y radouba. Après une heureuse traversée, à la hauteur du cap Saint-Vincent (au sud du Portugal), nous fûmes ralliés par un vaisseau de guerre anglais (le Romney) qui croisait à cet endroit. Il lâcha une bordée, vira de bord et dirigea le feu de mitraille sur notre bâtiment sans défense, et bien que nous eussions les pavillons de trêve, neuf hommes et notre capitaine furent tués... Le feu continuait, le vaisseau criblé et faisant eau de toutes parts, allait être submergé. Je m’avisais d’abattre le pavillon français de poupe et le feu cessa aussitôt".

 

Le 1er mai 1780, Le Sartine était très endommagé. C'est le second, Roubaud, qui avait pris le commandement du navire. Le 5 mai, il décida de faire relâche dans le port de Cadix pour effectuer les réparations les plus urgentes. Le 9 mai, le navire quittait Cadix après qu'on eût effectué des réparations de fortune pour lui permettre de ralier Marseille. Le Sartine arriva au large de Marseille le 19 mai 1780.


Entrée de Marseille

 

Entrée du port de Marseille en 1754

Joseph Vernet, Vues des ports de France,Le port de Marseille : l’entrée du port, photo extrait huile sur toile 1,65x2,63 Musée National de la Marine


La frégate française qui était un navire imposant, finit par couler dans le chenal à l'entrée du Vieux-port de Marseille ce qui empêcha pendant un certain temps l'accès et la sortie du port à tous les autres navires.



Cette histoire est attestée par l’historien Paul Vergnet, commentateur des « Mémoires de Barras », qui la cite dans une note en bas de page. Curieusement en outre, par une étrange coïncidence prophétique, le blason Sartine, créé bien avant cet évènement, est ainsi décrit dans les armoriaux : « d’or à la bande d’azur chargée de trois sardines d’argent » !

(sources : transenprovence.org - histoire-genealogie.com)

 

Bon, je vous laisse. La sardinade m'attend.

SARDINADE.JPG


 



 

 

 

 

 

 

 


Publié dans Humour

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