MARSEILLE MA BIEN-AIMEE

Publié le par Mimosa

Voici un poème à la gloire de Marseille, cette ville tant décriée.


Marseille ne peut pas laisser indifférente : ou on la déteste, ou on l'adore.

Sa fondation, il y a la bagatelle de plus de 6 siècles par des marins grecs, après qu'un des leurs, Protis, fut choisi par la fille du roi ligure Nan, la belle Gyptis, donne la dimension de cette vénérable cité de Massalia.


Marseille, ouverte aux quatre vents et aux voyageurs du bout du monde, est une mosaïque, une ravissante métisse, belle mais farouche, qui ne révèle ses trésors qu'à ceux qui lui donnent leur coeur.



MARSEILLE MA BIEN-AIMEE


 

  Photo : Lever de soleil sur la mer


 

 


En ton sein, j'ai eu le bonheur de voir le jour,

Depuis pour toi, mon Amour rime avec toujours.

Enfant déjà, j'appréciais de l’Astre Solaire,

Les immenses faveurs, envers toi si salutaires.






  Photo : Montée de Notre Dame de la Garde

 

 

 


Plus blanche, te rendent ses rayons lumineux,

Toi toujours sans tache, dans mon cœur amoureux.

Que l’on vienne à toi par le ciel, la mer ou la terre,

La première que l’on voit, c’est ta Bonne Mère.

 

 






 

  Photo : Notre Dame de la Garde et l'Abbaye de St Victor





 



Celle qui dans ses bras, accueille tous les voyageurs,

Avec un toujours égal, sourire de bonheur.

Elle est ton ambassadrice universelle,

Car son amour, à la lumière étincelle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 





 

Photo : La Canebière après un bombardement (1940)




Par un maudit soir de printemps, l'horreur te frappa,

Et tous tes quartiers de la gare, point n'épargna.

Trop tôt, mes êtres chers quittèrent notre Planète,

Et seul, je partis avec du noir plein la tête.

 

 

 

 

 

 

 

Dessin : Petit garçon en exil







Pendant tout mon exil, je rêvais de ce jour,

Oh! Combien ardemment désiré, de mon retour.

Il est enfin arrivé, ce moment de liesse,

Que j’imaginais, dans mon immense détresse.

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo : La porte de l'Orient, corniche de Marseille



 



Dés lors, j’ai compris l'importance de mon Amour,

Et de mon attachement à toi, pour toujours.

Ton défenseur inconditionnel, heureux d’être,  

Suis devenu, du plus profond de tout mon Etre.

 






 

  Gravure : Les noces de Gyptis et Protis (fondation de Massalia)







 

Loin de toi, mes séjours devinrent de plus en plus brefs,

Car moralement, je m'en faisais moult griefs.

De toi, mon amour est devenu comparable,

A celui que l'on éprouve, pour une maîtresse désirable.

 





 

 

 

 


 

 

 

Dessin : La partie de boules






 

J'aime tes violentes colères, très souvent,

Sur les terrains de pétanque, balayés par le vent.

J’aime aussi tous tes accents, à la  réputée faconde,

Et tes éclats dans les bars, où l’on refait le Monde.













 

Photo : Gros coup de mistral sur la Corniche



C'est vrai qu'il est aussi violent que toi, ce mistral,

Mais pour notre bien être, son rôle est capital.

Au loin, il repousse toute atmosphère maléfique,

Et à mes yeux, te rends plus pure et bénéfique.

 








  Photo : Les tribunes du Stade Vélodrome





Autour de son club de foot, unie intimement,

Ta foule bruyante et bigarrée, j’aime également.

Point n’est alors question, de futiles querelles,

Quand pour un idéal, les cœurs vibrent à merveille.

 

 





 

 

  Photo : Rade de Marseille, partie Notre Dame, Endoume, Ile Gaby



Vers cette rade profonde, tout ton rivage tourné,

A ton port, un abri unique au Monde a donné.

La liberté et la tolérance, tu inspires,

Par ton respect, de tout être qui y aspire.


 







  Photo : Entrée du Vieux Port. Sur la gauche, le fort St Jean


 

 

De toute évidence Marseille, tu es mon Paradis,

Et pour tous mes bons moments, je te dis merci.

Même dans mon Eternité, je te serais fidèle,

Et au-delà du trépas, je t'aimerai ma belle.

 




 

 

Photo : Allée tranquille du cimetière St Pierre




Oui c'est certain, en ton sein j'ai vu le jour,

Et c'est là, que je désire reposer pour toujours.

Nul besoin n’ai éprouvé, de chercher au loin la lune,

En toi j'ai toujours trouvé, ma plus grande fortune.

 

 

 

 

 

 

 

  Photo : La Vierge Noire de St Victor




 

 

 

 

Par pitié, telle que tu es reste toujours,

Et ne te laisse pas tenter, par de factices atours.

Ainsi, de la Planète tu es la Merveille,

A tout jamais ma Reine tu resteras, Marseille.

                                                            



 

 

 

 

 

 

 

 

 

Auteur : Maurice GUISSANI

Marseille, le 2 novembre 2002

 

Du même auteur, voir sur le blog le conte "Couleurs d'Amour et de Paix" :

http://amour-humour-magie-etc.over-blog.com/article-34691776.html

 

 

 

 

 

Publié dans Contes et poésies

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Paul Arrighi 16/08/2010 09:57



1
Traversée sur le Danielle Casanova
Quand tu laisses Marseille
un peu comme une fête,
aux éclats du couchant,
la rade illuminée,
la fièvre te saisis
de penser à la Corse.
Les jeunes, à pied, s'engouffrent
sur les meilleurs des ponts
pour bien voir la manoeuvre,
et le soleil couchant,
qui luit sur Marseille
et irise le soir.
2
Bientôt le château d'If
s'éloigne de la vue,
et l'air marin attise
l'envie de festoyer
des premières "Pietra"
et puis des "Merendella"
Cette nuit de "ferry"
n'est pas prompte au sommeil
car même en traversant
tu es rendu à l'Ile
qui déjà te saisis
comme une enchanteresse.
Parfois si ton budget
te permet ce bonheur,
tu t'attables en famille
et devant ces hublots
tu goûtes des mets fins
en regardant la mer.
Cela fait si longtemps
que les saveurs de l'Ile
manquaient à ton palais.
et cette langue Corse,
ces sons que tu retrouves
3
et parfois tes cousins .
Mais mon meilleur moment
est face la musique
quand je peux siroter
une "desperado"
fraîche en cette nuit
si pleine de promesse.
Mais si bonne fortune
n'a pas cligné des yeux
du regard d'une belle,
il faut bien dormir
ou du moins essayer
tant la nuit est magique.
Mais le matin arrive
ou une ritournelle,
te réveille en douceur.
déjà les ponts sont pleins
des premiers à humer
les senteurs d'Ajacciu.
Mais qu'il est difficile
de rompre avec ces charmes,
du golfe qui s'éveille
et de se préparer
4
à quitter le spectacle
de la ville endormie.
Il faut bien débarquer
soit par la passerelle,
soit des soutes fébriles
ou les derniers moments
paraissent infinis
et le choc se produit.
Sur la terre de l'Ile,
tu sais bien que la Corse
la secrète, la belle,
t'accueille en beauté
avec tous ses parfums
sa luminosité .
Cette, fois, pas de doute
tu y es dans cette île
et aussitôt le charme
brûle de tous ses feux
et si nous attendions
le marché, ses saveurs.
5
Mais déjà les cousins
exigent ta présence
tu n'es plus dans Paris,
sa foule solitaire.
Ici, il faut parler
et échanger des vies.
Mais déjà, un appel
monte en toi et te prends
celui de la fraîcheur
du village perché,
et de ses châtaigniers
dans la mer des fougères.
Tu ne peux plus tenir
et comme les anguilles
des Sargasses venues,
Il faut bien y répondre
à l'appel des Montagnes
au besoin du village.
Car, la Corse est montagne
et villages groupés.
Là, où brille l'esprit
des hommes fiers et libres,
6
au parler rocailleux
autant que leur granit.
Paul Arrighi, août 2010.



Mimosa 11/12/2010 18:36



Avec beaucoup de retard, je lis ce poème à la  gloire de l'île de beauté.


Je remercie vivement Paul Arrighi et mets son poème à l'honneur.



Zora 26/10/2009 12:49



Ail ail ail ! Ne me pousse pas trop ! Je pourrais y venir et y prendre racine !
Pour les guides je n'en doute pas et bons vivants qu'ils sont, je vais en goûter des choses ! Et repas interminable ! Ca ce voit bien ça !
A table !!!



Mimosa 26/10/2009 15:05


C'est vrai qu'ici, autant que faire se peut, on préfère la galéjade à la prise de tête, et un bon plat à la place de la
soupe à la grimace.



Zora 26/10/2009 10:10


Bonne mère, ça parfume mes envies d'ailleurs !
Superbe !
Magistrale ! La France est belle comme même, non ?
Allez Pastis SVP !


Mimosa 26/10/2009 10:39


Si tu passes par là, tu sais au moins que tu auras des guides pour te faire découvrir la cité phocéenne.

Allez, c'est l'heure : Patron, un pastis bien frais pour tout le monde !!!