LE TOURAIN (ou TOURIN) BLANCHI de mon Grand-Père

Publié le par Mimosa

Voici une recette de mon grand-père paternel et qui n'a rien de provençale.

Il faut dire que mon grand-père (que je n'ai pas connu malheureusement), n'était pas provençal d'origine mais venait du sud-ouest. Il rencontra ma grand-mère à Marseille, issue d'une famille d'origine italienne ayant souchée dans la cité Massaliote.

Mon Papé avait pas mal bourlingué avec un cirque dont il faisait partie. Il était acrobate, mais une mauvaise chute lui fit abandonner cette vie itinérante.
Embauché comme commis dans un magasin de la rue de la République style "Au bonheur des Dames" (pour ceux qui ont lu Zola et la série des Rougon-Macquart ... sinon ce n'est pas trop tard
), il se vit reprocher par le taulier de ne pas savoir faire grand-chose. Alors, pour lui prouver le contraire, et devant les yeux ébahies des vendeuses (dont ma grand-mère faisait partie), il se mit à faire quelques sauts périlleux.

Et il partit, fier comme Artaban, avec sa dulcinée au bras. Et c'est comme cela que je peux vous donner aujourd'hui sa recette.

LE TOURAIN (ou TOURIN) BLANCHI de mon Grand-Père

 

Vous prendrez l'orthographe que vous voulez. Cette soupe est d'origine périgourdine, je crois. Elle se fait avec de l'ail ou de l'oignon, ou les deux à la fois.

Mais dans ma famille, on a décidé de ne pas faire confusion avec une soupe à l'oignon ou une aïgo boulido (faudra que je vous donne aussi la recette), et on la fait avec du blanc de poireau. C'est ainsi, et non négociable !

Temps de préparation : rapide
Cuisson : rapide


Ingrédients (pour 4 personnes) :
- 2/3 blancs de poireaux moyens

- de l’eau

- beurre
- 1 à 2 œufs

- éventuellement, un cube de bouillon de poulet
- vermicelles fins

- sel et poivre, fromage râpé, facultatifs

 

Préparation :

- Éplucher les blancs de poireaux et les émincer en petits morceaux

- Faire fondre une grosse noix de beurre (exceptionnellement, pas d’huile d’olive)

- Faire étuver à tout petit feu les blancs de poireaux (sans les faire roussir)

- Ajouter l’eau (selon la quantité de poireaux, disons environ 1 à 1,5 L), le sel ou le cube de bouillon de poulet, le poivre selon les goûts (moi j’aime)

- Laisser mijoter 15 mns

- Ajouter les vermicelles (à vous de voir si vous aimez plus épais ou plus dilué), la cuisson est très rapide (voir les instructions de votre paquet de pâtes)

- Un peu avant la fin de la cuisson des vermicelles (faut rester auprès de la casserole), séparer le blanc du jaune d’un œuf  - si vous aimez le blanc d’œuf en filaments dans le potage, prévoir un deuxième œuf rien que pour le blanc.

- Répandre le blanc d’œuf dans le potage et tourner légèrement.

- Dès que le blanc est pris, arrêter le feu.

- Diluer le jaune dans un peu d’eau froide et de bouillon et l’ajouter au potage. Remuer.

- Servir de suite, on peut ajouter un peu de fromage râpé, éventuellement.

Publié dans Cuisine pour fauchés

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