Petit conte médiéval et philosophique

Publié le par Mimosa

Voici un conte médiéval que j'aime beaucoup.
Je vous laisse apprécier et méditer.



Un pèlerin cheminait, il advint qu’un homme jeune et pauvrement vêtu lui demanda la permission de se joindre à lui.

 

Au cours du voyage, le pèlerin s’étonnait de voir son compagnon fuir les lieux où d’ordinaire la jeunesse prend plaisir, tels que bals et cabarets. En revanche, découvrant un cadavre pourri dans une forêt, le jeune homme se donna la peine de l’enterrer..

 

En forêt, précisément, le soir venu ils aperçoivent un petit ermitage où il demande l’hospitalité à un saint homme qui leur offrit son pain et son lit. Au matin, après remerciements et adieux, on reprit la route ; mais voici que le pèlerin aperçut dans la besace de l’autre le beau calice doré avec lequel l’ermite disait la messe.

 

« Comment as-tu osé voler un homme qui s’est montré si bon avec nous ? » reprocha-t-il.

L’autre répondit : « Il tenait trop à cet objet et c’était la seule chose qui le séparait de Dieu. Je suis venu pour cela. »

 

Sur quoi, il ouvrit ses ailes et s’envola.

(NB : Un jour, si l'envie me prend, je vous parlerai de la route des étoiles et de Jacques le Majeur.)

Publié dans Contes et poésies

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Tsukasa 23/08/2009 22:00

Oh ! C'est un joli compte. Et tellement vrai ! Les gens ont tendances à trop s'attacher aux objets (et aux apparences) et ne voient pas les choses vraies. (Je me comprends.)

Mimosa 23/08/2009 22:04


Moi aussi, j'ai compris que tu ne pouvais que comprendre.
Tu as as le don, surtout je ne gâche jamais.
Bisous, chère Tsu'.